Quand on se
souvient que les programmes en question dataient, pour la plupart, de l'année
2001 et qu'ils étaient élaborés au gré de la création des établissements et des
filières, on comprend très aisément pourquoi leur réévaluation était devenue
impérative. Bien plus, l'avènement de la réforme LMD a introduit, dans notre
processus de formation et de certification, des innovations dont il a fallu
tenir compte d'autant plus que de nombreux titulaires de BTS et de HND aspirent
désormais à s'inscrire dans les cycles de Licence et de Master professionnels.
Afin de
concilier cette exigence professionnelle avec le besoin légitime des étudiants
de poursuivre leur parcours académique, nous avons sollicité le concours de
trois acteurs principaux : les représentants des milieux socio-professionnels, les
enseignants-experts de nos universités et grandes écoles, les promoteurs des
Instituts privés d'enseignement supérieur.
Ces trois
acteurs principaux ont pu échanger à l'occasion d'un séminaire organisé par nos
soins le 28 novembre 2015 à l'Ecole nationale supérieure polytechnique de
Yaoundé I. De leurs travaux ont découlé les programmes que nous mettons
aujourd'hui à la disposition de la communauté universitaire nationale.
On pourra
ainsi constater, qu'à la faveur de ces échanges, de nouvelles filières ont
émergé, d'autres ont été reconfigurées, tandis que certaines ont disparu
totalement, soit parce que le marché de l'emploi était déjà saturé, soit parce
qu'elles étaient devenues inopérantes. Les formations identifiées ont été
organisées selon les différents secteurs d'activités connus à ce jour :
primaire, secondaire, tertiaire, quaternaire. Au sein de ces secteurs, elles
sont reparties en domaines, filières et spécialités. On compte ainsi 07 grands
domaines de formation, 22 filières et 103 spécialités. Cet ensemble a été
regroupé dans un document-programme de 07 volumes, répartis ainsi qu'il suit :
Formations du secteur primaire
(161 pages) ;
Formations du secteur secondaire (448 pages) ;
Suite des formations du secteur secondaire (348
pages) ; Formation du secteur tertiaire (556 pages) ;
Suite des formations du secteur tertiaire (597
pages) ; Suite et fin des formations du secteur tertiaire (221 pages) Formation
du secteur quaternaire (144 pages).
Les sept
volumes réunis donnent un total de deux mille quatre cent soixante-quinze
(2475) pages, précédées par un texte règlementaire fixant le régime des études
et des examens du Brevet de technicien supérieur.
Tout cet
arsenal donne la preuve, s'il en était encore besoin, que notre système
d'enseignement et de certification est résolument engagé dans la recherche de
son efficience et de sa pertinence sociale. Il est attentif à toutes les
innovations et s'adapte aux mutations de notre société.
Par cette
approche, nous espérons combler les attentes de nos partenaires et fournir à la
nation les compétences dont elle a besoin pour réaliser son projet d'émergence
à l'horizon 2035.
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